Le fonctionnement du détecteur de fumée

fonctionnement d'un détecteur de fumée

Vous avez forcément déjà entendu parler de l’obligation qui incombe désormais à tous les particuliers d’avoir un détecteur de fumée chez soi, mais savez-vous vraiment comment fonctionne un détecteur de fumée ? Leur fonctionnement n’est en effet pas toujours bien compris, ce qui engendre parfois des utilisations erronées ou de mauvaises installations. Alors comment marche un Détecteur Autonome Avertisseur de Fumée, ou DAAF ? Suivez le guide et découvrez les astuces qui vous permettront de maximiser l’efficacité de cet équipement ani-incendie dans votre maison ou votre appartement.

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Détecter et donner l’alerte

Le détecteur de fumée est un appareil électronique relativement simple dont le fonctionnement repose sur deux composants principaux : une cellule chargée de la détection et un dispositif avertisseur qui prend le plus souvent la forme d’une sirène.

Le détecteur autonome de fumée répond ainsi à un objectif bien identifié : reconnaître les signes avant-coureurs d’un incendie pour ensuite donner l’alerte. En signalant un éventuel incendie avant que le feu n’ait pris des proportions trop importantes, le détecteur avertisseur de fumée réduit le risque encouru par les habitants du logement. Plus le sinistre est identifié tôt et plus il est facile à maîtriser.
En France, le détecteur de fumée est le seul dispositif de prévention contre l’incendie imposé par la loi aux particuliers, en maison comme en appartement. L’installation d’un détecteur de gaz ou la détention d’un extincteur sont parfois recommandées, mais elles ne revêtent pas de caractère obligatoire en dehors du monde professionnel et des habitats collectifs.

Comment un DAAF détecte-t-il la fumée ?

La plupart des détecteurs de fumée sont équipés d’une pile alcaline chargée d’alimenter à la fois la sirène sonore et la cellule dédiée à la détection. Cette dernière prend la forme d’un petit composant électronique qui vérifie à intervalles réguliers la présence de fumée dans l’air.

Il existe différents procédés techniques pour réaliser cette vérification. Certains détecteurs de fumée fonctionnent par exemple à l’aide d’une cellule optique composée d’une LED et d’une cellule photo-électrique chargée de contrôler le signal émis. Quand l’air est vierge de fumée, la cellule mesure une intensité lumineuse constante, mais le signal varie dès que des fumées viennent perturber la visibilité. C’est cet écart qui va déclencher la sirène d’alerte. D’autres DAAF émettent un courant électrique de faible intensité qui circule entre deux électrodes séparées de quelques millimètres. Là encore, la présence de fumée va perturber l’intensité du signal et déclencher l’alarme.

Quelle que soit la technologie adoptée, le fonctionnement d’un détecteur de fumée repose donc sur la mesure d’une variation physique entraînée par la fumée. C’est au passage ce qui explique pourquoi un détecteur de fumée n’est pas efficace pour prévenir une intoxication au gaz comme le monoxyde de carbone, à la fois invisible et inodore.
Ce mode de fonctionnement explique pourquoi l’installation d’un détecteur de fumée exige des précautions particulières. Pour éviter les alertes intempestives, on doit en effet s’assurer que l’appareil ne risque pas d’être exposé à des fumées anodines ne correspondant pas à un risque d’incendie. Voilà pourquoi on déconseille d’installer un DAAF dans une cuisine ou à proximité immédiate d’une salle de bain. Les fumées de cuisson et la vapeur d’eau pourraient déclencher le détecteur de fumée de façon inappropriée.

Changer la pile de son détecteur de fumée

 

Dernier point à ne pas négliger : un détecteur de fumée émet à intervalles réguliers une petite impulsion électrique, ce qui signifie qu’il a besoin d’une source d’énergie. Dans le monde professionnel, on peut rencontrer des DAAF branchés sur le secteur, mais les détecteurs avertisseurs autonomes destinés aux particuliers fonctionnent le plus souvent à l’aide de piles alcaline. Les fabricants conseillent d’éviter les batteries lithium-ion ou les piles rechargeables, plus facilement inflammables en cas d’incendie déclaré. Il faut de temps en temps penser à vérifier que le détecteur de fumée est toujours correctement alimenté. En principe, les appareils sont programmés pour émettre une alerte quand la pile s’est vidée, mais il est tout de même recommandé de procéder à un contrôle régulier.

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