Le traumatisme lié au home-jacking

traumatisme psychologique suite à un cambriolage

Subir un cambriolage chez soi alors qu’on était présent à son domicile ne laisse pas indemne, que l’on ait rencontré ses cambrioleurs ou pas. Yann*, la soixantaine, est cadre dans la finance. Une nuit de 2012, il a été violemment agressé chez lui lors d’un home-jacking, type de cambriolage malheureusement de plus en plus fréquent en France. Il se souvient.

Personne n'est à l'abri d'un home-jacking...

C’est une belle et grande maison avec un imposant jardin sur lequel a été construit un terrain de tennis. Située dans un lotissement huppé près de Chantilly, dans l’Oise, elle a pourtant été vendue sans la moindre hésitation par Yann* : "En réalité, j’étais tellement pressé de m’en séparer que j’ai fini par la brader. Après cette terrible nuit, il m’était totalement impossible de continuer à vivre dans ces murs."

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En effet, un soir de janvier 2012, ce sexagénaire, père de deux enfants et cadre dans la finance, a été victime d’un home-jacking, un vol commis dans une habitation en présence des propriétaires. Pour les victimes, le home-jacking s'avère ainsi souvent bien plus violent et traumatisant qu'un cambriolage réalisé en leur absence.

Le home-jacking : des intrusions souvent très violentes

"Il était environ 3 heures du matin quand je me suis levé pour aller boire un verre d’eau, se souvient le sexagénaire. Une fois arrivé dans la cuisine, j’ai senti une présence mais je n’ai pas eu le temps de réagir." En une fraction de seconde, Yann se retrouve plaqué au sol par "deux ou trois hommes qui portaient des cagoules". Plus tard, le sexagénaire comprendra qu’ils sont entrés par la véranda.

"Ils m’ont dit qu’ils cherchaient les clés de ma voiture, une BMW que j’avais depuis peu." Par précaution, il avait pris l’habitude de les cacher chaque soir. Mais avec le recul, "je me dis que j’aurais dû les laisser bien en évidence dans l’entrée..."

Sans ménagement, Yann est traîné dans le couloir où ses agresseurs lui attachent les poignets avec du ruban adhésif. "L'un me tenait par l'épaule, l'autre me frappait avec un poing américain. Je faisais ce que je pouvais pour me débattre. C'était épouvantable" se souvient le retraité. Entre deux coups, il hurle à sa femme restée dans la chambre d’aller chercher une arme. "Je voulais leur faire peur" explique-t-il. Un coup de bluffe qui fonctionne : les malfaiteurs, en entendant arriver l’épouse de Yann, décident de prendre la fuite.
"Elle m’a retrouvé la tête pleine de sang. J’ai été conduit à l’hôpital. Ça a été rude, j’y suis resté plusieurs jours. J'ai eu plusieurs dents abîmées, ma mâchoire a été fracturée." Des blessures qui, aujourd’hui encore, le handicapent au quotidien. "Pourtant, quand je repense à tout ça, je me dis que nous avons eu énormément de chance. Si mes agresseurs n’avaient pas pris la fuite, je n'ose imaginer ce qu'il serait advenu de nous."

Quatre ans après la terrible agression de ce dernier, l’enquête de police n’a toujours pas permis d’interpeller le moindre suspect. Ce qui n’a pas aidé le couple à surmonter le traumatisme. "C’est idiot, mais j’ai toujours peur qu’ils reviennent" souffle Yann. Et ce même si lui et sa femme ont depuis déménagé. "On a l’impression d’être un peu plus en sécurité. Mais la nuit, au moindre bruit suspect, nous sursautons."

* Le prénom a été modifié

Le home-jacking : un danger croissant

Les chiffres sont alarmants. Selon le ministère de l’Intérieur, en 2015, près de 2800 home-jacking ont été perpétrés en France. Et durant le premier trimestre 2016, ce ne sont pas moins de 726 nouveaux cas de home-jacking qui ont été comptabilisés par les fonctionnaires de la place Beauvau. Soit une moyenne de 242 agressions par mois.

Avoir connaissance du danger que représente le home-jacking et savoir les bons gestes à adopter pour éviter d’y être confronté n'est parfois pas suffisant. Face à ce fléau, seule une alarme avec télésurveillance est en mesure de réduire considérablement les risques d'être victime de home-jacking :

  • D’abord parce que dans 95% des cas, la sonnerie fera fuir les cambrioleurs.
  • Ensuite, parce qu’elle vous garantira une surveillance continue de votre domicile, 24h/24 et 7j/7.
  • Mais aussi, et surtout, parce que les alarmes proposées par Securitas Direct sont désormais connectées au réseau IoT de Sigfox (pour Internet of Things, ou l’Internet des Objets en français). Elles sont donc capables de continuer à transmettre des alertes en cas de panne des réseaux télécoms classiques et totalement hermétiques aux brouilleurs d’alarmes, une technologie que ne possédait pas le système installé chez Yann... Les kits de télésurveillance proposées par Securitas Direct sont par ailleurs équipés d'une fonction SOS et d'un code sous contrainte permettant d'alerter les agents de télésurveillance du danger en cours.

Le chiffre clef :
Les départements les plus touchés par le home-jacking sont les Bouches-du-Rhône, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et la ville de Paris. C’est dans la région Île-de-France que les faits de ce genre ont connu la plus forte augmentation en 2015.